EDIAC formation et Marque Alsace

L’Alsace est le berceau de l’Education de la Petite Enfance

C’est aux confins de l’Alsace, dans le comté du Ban de la Roche, à la fin du XVIIIe siècle, que sont nés les jardins d’enfants. Au pied du Champ du Feu se nichent les villages de Belmont, Waldersbach, Bellefosse, Solbach et Fouday.

En 1767 Jean-Frederic Oberlin, fils d’un professeur du Gymnase, prend en charge la paroisse de Waldersbach qui recouvre cinq communes. Il succède au pasteur Stuber.

Le Ban de la Roche est alors une région mal desservie, au climat rude dont les habitants, selon les descriptions d’Oberlin, vivent difficilement de la culture et d’un peu d’élevage.

Jean Georges Stuber, prédécesseur et mentor d’Oberlin, avait déjà œuvré pour le développement de l’instruction dans sa paroisse. Il avait mis en place des écoles pour les adultes qui ont fonctionné, d’abord seulement les dimanches et jours de fête, puis tous les jours en hiver, un jour pour les hommes et un pour les femmes, en alternance.

Des écoles destinées aux enfants ont ensuite été créées dans les cinq villages, malgré les difficultés rencontrées pour financer locaux et livres. Stuber fait mention, dans sa correspondance en 1764, de pas moins de 40 enfants à Waldersbach et Bellefosse, 30 pour Fouday et Solbach et autant pour Belmont. L’enseignement se fait essentiellement sur la base de la bible et des psaumes.

Oberlin va évidemment poursuivre cet oeuvre d’alphabétisation et d’instruction.

Il découvre en 1769, qu’au Bambois, près de Belmont, une jeune femme, Sarah Banzet, qui savait tricoter recevait des enfants autour de son poêle et leur enseignait le tricot.

Le père de Sarah Banzet voyait cette activité d’un mauvais œil car l’enseignement dispensé représentait, pour lui une perte de temps … et de rentabilité.

Oberlin va négocier avec le père Banzet l’embauche de sa fille.

Il loue une maison à Belmont et créée ainsi les premiers « poêles à tricoter » autour desquels Sarah Banzet puis d’autres jeunes filles vont éveiller et éduquer les très jeunes enfants.

Ces jeunes filles sont appelées non pas institutrices mais « conductrices de la tendre enfance »

Le but de cet enseignement selon un manuscrit d’Oberlin de 1770 est de ne pas laisser les enfants trainer, de leur donner l’habitude du travail, de leur apprendre le français au lieu du patois, et de leur procurer un peu d’argent avec leurs dix doigts en tricotant des bas.

L’épouse d’Oberlin, Marie Madeleine Salomé participe également à ces activités éducatives. Elle complète la formation des institutrices des écoles et des conductrices.

A son décès, en 1783, c’est leur servante, la jeune Louise Scheppler qui va élever les sept enfants du couple. Elle prend également en charge les poêles à tricoter et continuera cette tâche jusqu’à son décès en 1837. Tricotage, jeux éducatifs, activité physique, éveil à la botanique, à l’histoire naturelle et à la géographie accompagnent l’éducation spirituelle.

Il est établi qu’il s’agit là de la naissance des écoles maternelles.

L’œuvre du pasteur Oberlin a ensuite connu un rayonnement international et mondial. A ce jour des instituts prestigieux portent son nom tel que le « Oberlin College » dans l’Ohio aux Etats Unis avec la prestigieuse école de musique, l’Oberlin Conservatory of Music, la plus ancienne en fonctionnement continu aux États-Unis (1865), récompensée par le président Obama en février 2010 par la National Medal of Arts, ainsi que l’Université JF Oberlin à Tokyo au Japon.

Les Diaconesses de Strasbourg s’inscrivent dans cette spécificité alsacienne

Le Pasteur François Haerter (1797 -1874) rend plusieurs fois visite au pasteur Oberlin au Ban-de-la-Roche, se sentant proche de ses idées. En 1842 il crée la Communauté des Diaconesses de Strasbourg qui gère dès le départ un hôpital et une école.

Dès 1906 les Diaconesses de Strasbourg ouvrent un cours normal pédagogique pour former des jardinières d’enfants. Ce cours remplit une mission inscrite depuis longtemps dans la vocation des Diaconesses. Ce cours deviendra, en 1973, le Centre de Formation d’Educateurs de Jeunes Enfants et en 2006 EDIAC Formation.

C’est aujourd’hui le seul institut à délivrer le diplôme d’Educateur de Jeunes Enfants dans le département du Bas-Rhin. Depuis 2006 EDIAC Formation a élargi son champ d’intervention pour former les médiateurs familiaux, les assistants médico-psychologiques (notamment pour les EHPAD), les assistants familiaux et plus récemment les assistants de soins en gérontologie, métier reconnu dans les pôles d’activités de soins adaptés (PASA) des maisons de retraite. Parallèlement EDIAC Formation assurent des formations continues pour les entreprises et collectivités locales dans toute l’Alsace.

EDIAC Formation est, à côté de l’ESTES, l’IFCAAD, l’ISSM et le CFEJE de Mulhouse, un membre fondateur de l’Union des Ecoles en Travail Social d’Alsace.

EDIAC Formation travaille avec les régions voisines de l’Alsace (Bade Wurtemberg et canton de Bâle), au sein de l’espace du Rhin Supérieur pour fournir un complément de diplôme reconnu dans les trois nations pour les éducateurs de jeunes enfants.

Le rayonnement d’EDIAC Formation dépasse également l’Alsace : depuis de longues années un partenariat a été établi avec le CEGEP Saint Foy au Quebec et d’autres ont suivi avec l’Allemagne, l’Angleterre, la Suède, le Maroc, la Tunisie pour ne citer que les principaux.

EDIAC Formation, un partenaire naturel de la marque Alsace                                       

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Le projet associatif des Diaconesses de Strasbourg, rédigé en février 2013, met en exergue le développement et le redéploiement des activités des Diaconesses de Strasbourg, redéploiement au sein de la région Alsace.

En mars 2013, EDIAC Formation a créé avec quatre écoles partenaires, l’Union des Ecoles en Travail Social d’Alsace.

La Région Alsace a initié une démarche de création et de mise en œuvre de marques territoriales partagées ayant pour principal objectif de développer l’attractivité et le rayonnement de l’Alsace en valorisant ses nombreux atouts.

Pour un acteur économique ou institutionnel, porter la marque Alsace comporte de nombreux intérêts parmi lesquels :

  • Attirer des talents
  • Fédérer ses collaborateurs
  • Valoriser son entreprise, son savoir-faire
  • Mutualiser et développer des synergies avec d’autres entreprises d’Alsace et participer à une dynamique collective (telle que l’Union des Ecoles en Travail Social d’Alsace)
  • Renforcer sa propre communication d’entreprise (Corporate)
  • Développer la réputation et la promotion de son savoir-faire en Alsace, en France, ou à l’étranger
  • Bénéficier d’une image de l’Alsace plus moderne et innovante, en pointe dans de nombreux domaines, notamment la petite enfance.

La convention d’EDIAC Formation avec la marque Alsace, légitime par son histoire et sa vocation, ne pourra que renforcer sa visibilité et contribuer à son développement.